
Le 27 juillet 2027, l’Union européenne et les États-Unis ont conclu un accord commercial prévoyant des droits de douane à 15 % sur de très nombreux types de produits, dont les cosmétiques. Si la Commission européenne s’en félicite au nom d’une “plus grande prévisibilité pour les entreprises”, la FEBEA y voit au contraire un accord qui n’est pas bon pour l’industrie française des cosmétiques.
C’est un “soulagement mais ce n’est pas un bon accord pour l’industrie française des cosmétiques”, affirme la FEBEA dans un communiqué.
Les produits cosmétiques français jusqu’ici exonérés de droits de douane (0 %), seront désormais taxés à hauteur de 15 % pour les exportations vers les États-Unis”, souligne Emmanuel Guichard, délégué général de la FEBEA. “Si cet accord met fin à l’incertitude, il fait peser une menace significative sur la compétitivité de l’industrie cosmétique française”.
Avec près de 3 milliards d’euros d’exportations en 2024 (soit 12 % des exportations françaises), les États-Unis représentent le premier marché à l’export de la cosmétique française.
Selon la FEBEA, à partir d’une étude du cabinet Asterès, il est possible d’estimer que l’accord pourrait entraîner, une perte annuelle de 300 millions d’euros et menacer jusqu’à 5 000 emplois en France.
Un appel à protéger l’industrie cosmétique
“Pour amortir ce choc et éviter un décrochage dans un contexte de reconfiguration du commerce mondial, l’industrie cosmétique appelle à la mise en place urgente de mesures de compétitivité et de simplification en France et en Europe”, ajoute Emmanuel Guichard.
Et de rappeler que ces mesures ont déjà été identifiées dans le Beauty Industry Package …












