
Le 10 avril 2026, le gouvernement français a lancé une consultation sur un Projet de priorités d’actions de l’État et de plan d’actions sur les perturbateurs endocriniens, avec l’objectif affiché de “zéro exposition aux PE”. Et les produits cosmétiques y sont cités à plusieurs reprises.
Depuis 2014, la France a engagé une démarche nationale pour limiter l’exposition aux perturbateurs endocriniens (PE), à travers deux Stratégies nationales (SNPE 1 et SNPE 2) adoptées respectivement en 2014 et 2019.
Ces stratégies étaient centrées sur la protection de la population et de l’environnement, et, selon le gouvernement français, elles ont permis des avancées concrètes, notamment :
• le site Internet 1000 premiers jours, ressource dédiée aux (futurs) parents pour créer un environnement sain favorable au développements de l’enfant ;
• la création de la plateforme Pepper, partenariat public/privé pour développer des méthodes permettant de mieux identifier les PE ;
• l’interdiction du bisphénol A au niveau européen sur proposition de la France ;
• l’obligation au niveau européen d’apposer un pictogramme sur les étiquetages des produits contenant des substances PE comme pour les CMR ;
• le pilotage par la France depuis 2022 du partenariat européen PARC (Partnership for the Assessment of Risks from Chemicals) pour améliorer les connaissances sur les substances chimiques ;
• plus une centaine de projets de recherche sur les PE lancés notamment grâce au programme de recherche santé environnement travail (PNR EST).
Mais l’évaluation de la SNPE 2 publiée en …












