
Le 3 juin 2026, le CEW organisait sa Journée de la Beauté à Paris. Parmi les intervenants, Éric Briones, Directeur Général du Journal du Luxe, a expliqué que le milieu du luxe traverse une crise profonde. Et selon lui, la beauté est en train de devenir le nouveau cœur de ce secteur.
Depuis 2022, l’industrie du luxe a perdu 70 millions de clients (selon les données Bain & Company/Altagamma). La base de clientèle mondiale est retombée à 330 millions, soit le niveau de 2013. La cause ? “Un hubris post-Covid. Face à une demande en surchauffe, les grandes maisons ont enchaîné les hausses de prix”, résume Éric Briones. “Un prix élevé tenait lieu de valeur. C’était une illusion dangereuse.”
Résultat : les clients CSP+ (catégories socioprofessionnelles supérieures, ndlr) se sont sentis abandonnés au profit des très riches. Et ces derniers ont été rebutés par la saturation. Le luxe était partout. “La désirabilité jupitérienne, puissante, distante, a disparu”.
La beauté comme pierre angulaire
C’est ici que la beauté entre en scène. “Depuis 20 ans, le centre de gravité du luxe, c’était la mode. Aujourd’hui, c’est la beauté”, affirme Éric Briones.
La beauté incarne trois rôles inédits dans l’écosystème du luxe. Elle s’impose comme nouveau signe extérieur de richesse : un parfum de niche dit aujourd’hui plus sur le statut social qu’un sac à mains tendance. Et la santé est désormais le désir numéro un des puissants. “Paraître 10 ans de moins que son âge, c’est ça le statut social …












