
Présenté comme un levier accessible et efficace en matière de durabilité, le concept de recharge peine à se mettre en place. Dans un récent article, le cabinet de prospectives Euromonitor propose un état des lieux de cette tendance.
Recharger un gel douche ou une lessive grand format à domicile devrait être aussi naturel que remplir une gourde. En pratique, les obstacles sont nombreux.
“La recharge est souvent promue comme l’une des stratégies de durabilité les plus accessibles et impactantes pour les consommateurs et les marques”, observe Euromonitor. “Mais comme beaucoup d’initiatives durables, la réalité est plus nuancée”.
Certains dispositifs, comme les stations de recharge en magasin, peinent à s’imposer. Le distributeur belge Delhaize les a récemment supprimées, invoquant le manque d’espace, des enjeux d’hygiène, la nécessité de former le personnel et une adoption limitée par les clients. Même les modèles en ligne rencontrent des freins : logistique de retour, fraîcheur, recyclabilité…
Les marques ont certes recours aux éco-recharges souples, mais celles-ci sont souvent non recyclables. “Sans matériaux recyclables ni contenu PCR, on risque de remplacer un problème de déchets par un autre”, prévient Euromonitor.
Des succès notables dans certaines catégories
Malgré ces freins, le refill progresse dans plusieurs segments bien ciblés. Là où l’expérience utilisateur, le design produit et la valeur perçue sont forts, le format gagne en popularité.
La parfumerie en est l’exemple emblématique. Armani, Mugler, Dior, Chanel ou Lancôme font partie …












