
Créer sa marque de produits de beauté est un rêve pour beaucoup de passionné·e·s de cosmétiques. De nouveaux entrepreneurs se lancent alors dans l’aventure, sans forcément d’expérience dans le secteur cosmétique. Même accompagnés, ils peuvent commettre des erreurs, notamment sur le plan réglementaire. Cécile Gouzon, la fondatrice d’ABCG Formation, met en garde contre celles qu’elle observe le plus souvent.
Le DIP
La première erreur pour les créateurs de marques cosmétiques est d’avoir un Dossier d’Informations Produit (DIP) incomplet, voire complètement absent pour les moins informés.
Le dossier d’informations produit est, comme son nom l’indique, un dossier regroupant toutes les informations sur un produit cosmétique. Il s’agit d’un élément obligatoire et indispensable qui peut être réclamé à tout moment par les autorités comme la DGCCRF à la Personne Responsable de la mise sur le marché, généralement la marque. Un DIP absent ou incomplet est punissable de 15 000€ d’amende et un an d’emprisonnement (article L5431-6 du Code de la Santé publique).
Le DIP contient l’ensemble des données disponibles sur le produit, tels que la formule quantitative, les informations sur le packaging, l’étiquette, les tests de stabilité et compatibilité, le challenge test, le test d’irritation cutanée, l’évaluation de la sécurité, l’attestation de conformité aux Bonnes Pratiques de Fabrication, les preuves des allégations avancées, les cas de cosmétovigilance, etc. Ce DIP doit donc être complet dès la mise sur le marché du produit, et mis à jour régulièrement au cours de la vie du produit.
Indispensable mise à jour
La seconde erreur consiste justement à oublier de mettre …












