
Dans un contexte d’informatisation croissante des pratiques scientifiques et réglementaires, l’intelligence artificielle (IA) s’impose progressivement comme un outil d’assistance prometteur pour l’évaluation de la sécurité des produits cosmétiques. Mais jusqu’où peut-elle aller sans compromettre la rigueur et les responsabilités des parties prenantes ?
La réglementation cosmétique européenne impose que chaque produit mis sur le marché soit sûr pour la santé humaine dans des conditions normales et raisonnablement prévisibles d’utilisation. Cette exigence se traduit par la réalisation d’une évaluation de sécurité effectuée par une personne diplômée/qualifiée, l’évaluateur de la sécurité.
La compilation et l’analyse précises d’un faisceau de données sont nécessaires pour aboutir à un rapport sur la sécurité conforme à l’Article 10 et à l’Annexe I du Règlement (CE) n°1223/2009.
Face aux coûts souvent prohibitifs des solutions d’IA développées en interne ou hébergées en externe, il est tentant de se tourner vers des IA accessibles gratuitement. Mais ces outils, basés sur des algorithmes peu spécifiques, peuvent-ils réellement aider à automatiser la conduite d’une évaluation de la sécurité et ce, sans erreur ?
La balance bénéfice/risque
Le champ des possibles : quand l’IA accélère l’expertise
De nombreuses IA dites “génératives” sont mises à disposition gratuitement selon une première version et peuvent être de véritables aides pour gagner du temps et croiser les données, notamment pour les évaluateurs ne disposant pas de logiciels dédiés. Elles peuvent également aider à automatiser certaines étapes d’un rapport sur la sécurité.
Les risques incontournables : …












