
Le marché de l’hygiène-beauté bio entre dans une nouvelle phase. La baisse ralentit, de nouveaux acteurs émergent et certains circuits tirent clairement leur épingle du jeu. C’est le tableau dressé par Nicolas Grélaud, Directeur d’OpenHealth, lors de l’Assemblée Générale de Cosmébio, qui s’est tenue à Paris le 23 avril 2026.
Le cumul des quatre circuits (GMS, magasins bio spécialisés, pharmacies et parapharmacies) affiche 499 millions d’euros de chiffre d’affaires à fin mars 2026, en baisse de 7,7 % sur un an. Mais cette moyenne masque des réalités très différentes. “La dynamique globale est baissière, mais fortement hétérogène”, résume Nicolas Grélaud. “Et avec des signaux très intéressants qui s’allument.”
La GMS reste le premier circuit avec 190,6 millions d’euros de chiffre d’affaires, soit un tiers des ventes, mais accuse la plus forte baisse : -14,5 %. Une chute continue depuis 2022 où le marché culminait à 291 millions d’euros.
Toutes les catégories sont touchées, du soin bébé aux solaires. Le différentiel de prix de 12 % par rapport aux produits conventionnels reste un frein majeur pour un consommateur qui ne perçoit pas toujours ce qui justifie cet écart.
La pharmacie, seul circuit en croissance
La pharmacie s’impose comme le seul circuit en croissance, avec 128 millions d’euros de chiffre d’affaires et une progression de 3,9 %. Entre 2021 et 2025, la croissance moyenne annuelle de l’hygiène-beauté en pharmacie a atteint 8 %, trois fois plus qu’avant la pandémie de Covid-19.
“La pharmacie est structurellement captive”, explique …












