
BisphĂ©nol A, phtalates, parabens⊠nous sommes entourĂ©s, au quotidien, de ces perturbateurs endocriniens qui font peur. Mais que font nos politiques pour nous protĂ©ger ? Des projets de lois qui nâaboutissent pas⊠Mais que font les chercheurs pour les dĂ©cider Ă agir enfin ? LâObservatoire des CosmĂ©tiques est allĂ© le demander Ă lâun dâentre eux, et parmi les plus Ă©minents dans le domaine : Robert Barouki.
Robert Barouki est Directeur de l'UnitĂ© UMR-S 747 (Toxicologie, Pharmacologie et Signalisation cellulaire) Ă l'Inserm (Institut national de la santĂ© et de la recherche mĂ©dicale). Depuis son petit bureau universitaire parisien de la rue des Saint-PĂšres, il a une vision particuliĂšrement acĂ©rĂ©e des problĂšmes que posent les perturbateurs endocriniens. Et pas seulement parce que, comme tout le monde, il y est exposĂ© chaque jour. Mais surtout parce quâil les Ă©tudie, les analyse, dĂ©cortique leurs mĂ©canismes dâaction sur la paillasse de son laboratoire⊠Les perturbateurs endocriniens sont lâobjet de ses recherches, ils sont son quotidien.
Qui ĂȘtes-vous, monsieur Barouki ?
Robert Barouki nâest pas nĂ© chercheur⊠mais il lâest vite devenu. Ă 7 ans, il lisait les journaux que son pĂšre, fonctionnaire dans une administration, rapportait du travail : ça "lâamusait", dit-il aujourdâhui. Il a toujours aimĂ© lâhistoire (quâil se serait bien vu enseigner quand il Ă©tait en 3e), la politique⊠mais dĂšs avant le bac, câest la recherche qui lâattire : " Prof, chercheur⊠il y a des gens qui disent que câest lâorientation que choisissent ceux qui ne veulent pas grandir. Mais je ne le crois pas. Jâavais dĂ©jĂ cette curiositĂ©, cette envie âŠ












