
Depuis que le CER (Comité d’Évaluation des Risques) de l’ECHA s’est prononcé en faveur d’une classification en Repr. 1B du p-cymene, ce qui laisse présager une prochaine interdiction en cosmétique, l’inquiétude règne concernant le devenir des très nombreuses huiles essentielles qui en contiennent. Lors du 25e Congrès Réglementaire de Cosmed le 26 mars 2025, Sylwia Jaczewska, de la DG Grow, a éclairé sur le point de vue de la Commission à ce sujet.
Fin 2024, dans son opinion sur les substances du groupe Cyclamal (dont fait partie le p-cymene), le CER a accepté la proposition de la Suède de le classifier en Repr. 1B, H360FD (Peut nuire à la fertilité ; Peut nuire au fœtus).
Une fois transcrite dans une ATP (Adaptation au progrès technique et scientifique) du Règlement CLP (Classification, étiquetage et emballage des substances) européen, cette classification, qui donnerait à la substance le statut de CMR, enclenchera, au regard de l’Article 15 du Règlement Cosmétiques européen 1223/2009, son interdiction d’utilisation en cosmétique, sauf éventuelle exemption après une évaluation positive par le CSSC.
Que deviendraient alors toutes les huiles essentielles dont le p-cymene est l’un des constituants ?
Dans son intervention sur les travaux en cours de la Commission, Sylwia Jaczewska s’est longuement attardée sur son approche à ce sujet.
“L’opinion du CER va être publiée prochainement”, a-t-elle indiqué, “et sera prise en compte dans l’ATP 25, qui sera adopté en 2026, probablement vers la fin de l’année. La modification du Règlement Cosmétiques qui en découle devrait être adoptée en 2027/2028. Qu’est-ce que cela veut dire pour les cosmétiques ?”.
La représentante de la Commission a alors détaillé la façon …












