
Au 26e Congrès Réglementaire de Cosmed le 1er avril 2026, Élodie Lontsi, Cheffe de projet scientifique – Cosmétovigilance et Tatouvigilance à l’Anses, est revenue sur les chiffres récents de la cosmétovigilance en France, ainsi que sur les principales conséquences des déclarations d’effets indésirables graves sur la gestion des certains ingrédients cosmétiques.
Au total, en 2024, l’Anses a reçu 366 déclarations de cosmétovigilance : la majorité provenait des consommateurs (50,5 %), avant les professionnels de santé (30,9 %) et les Personnes responsables et distributeurs (18,1 %). Les professionnels de la beauté restent très largement minoritaires avec seulement 0,5 % des déclarations.
“Il est à noter que seuls 19 % des déclarations reçues des consommateurs ont été évaluées comme graves contre 24 % de celles issues des professionnels de la santé”, a précisé Élodie Lontsi.
En termes de types de produits concernés :
• 54 % étaient des produits de soins pour la peau,
• 21 % des produits capillaires,
• 10 % des produits correcteurs d’odeurs,
• 6 % des produits de soins esthétiques (maquillage, produits pour ongles, tatouages éphémères).
Les effets indésirables graves (EIG)
La majorité a été déclarée par les Personnes Responsables (50 %). 29 % étaient issues des consommateurs et professionnels de la beauté et 21 % des professionnels de santé.
L’Anses a noté types de produits liés aux plus grands nombres d’EIG :
• 71 % étaient liés aux produits dépilatoires,
• 49 % aux produits capillaires (coloration, décoloration),
• 43 % aux …









