
À l’ère du layering et des routines cosmétiques, les produits ne sont plus utilisés seuls, mais en combinaison, les uns sur les autres, ce qui multiplie les interfaces, les possibles incompatibilités entre la peau et les produits ou entre les produits eux-mêmes, et les risques de peluchage bien malvenus… Lors du congrès scientifique de Cosmed qui s’est tenu le 29 septembre 2026, Muriel Morelli, fondatrice et dirigeante de Muriel Morelli Sciences et Cosmetics, a livré les clés pour l’éviter.
“Je vous le dis tout de suite, la recette miracle n’existe pas”, a commencé Muriel Morelli. “Ma présentation va s’attacher plutôt à comprendre les mécanismes clés, identifier les facteurs de risque et voir comment on peut les anticiper en formulation”.
Aujourd’hui, un produit cosmétique est le plus souvent intégré dans une routine (nettoyage, sérum, crème de jour, protection solaire, etc), ce qui en fait non pas un produit indépendant, mais une couche de produit qui va être interposée entre d’autres couches.
Ce qui favorise l’apparition de peluches ou de bouloches à l’application sur la peau.
Le phénomène du peluchage
On parle de peluchage lors de l’apparition d’amas solides ou d’agrégats à la surface de la peau, suite à une contrainte mécanique ou un cisaillement, qui se produit naturellement lors de l’application d’un cosmétique ou quand l’utilisateur retouche la zone d’application.
Ce phénomène n’a rien à voir avec une instabilité des formules, mais il impacte la sensorialité du produit et donc l’agrément final du consommateur.
Interfaces et interactions
Pour comprendre comment apparaissent les bouloches, il faut d’abord identifier les interactions qui interviennent aux deux grandes interfaces sources d’incompatibilités :
• l’interface peau-produit, avec une peau qui n’est pas …









