
Les consommateurs de produits de beauté et de mode haut de gamme sont-ils sensibles au développement durable ? Oui, selon Rémy Oudghiri, Directeur Général adjoint de Sociovision, la branche prospective et sociologique du groupe Ifop. Il est intervenu sur le sujet le 28 octobre 2026 à Paris, lors du Sustainable Cosmetics Summit.
Les analyses présentées s’appuient sur Vision[S], l’enquête internationale que Sociovision mène chaque année. Elle a été réalisée auprès de 9 000 personnes âgées de 18 à 75 ans, aux États-Unis, en Chine, au Japon et dans cinq pays européens : France, Royaume-Uni, Allemagne, Espagne et Pologne. Rémy Oudghiri a aussi présenté les réponses de 1 014 clients premium.
L’écologie n’est plus une priorité
La gravité de la crise environnementale fait consensus. Plus de la moitié des personnes interrogées estiment qu’il n’y a plus de retour en arrière possible.
Pourtant, la transition écologique paraît moins urgente. Depuis 2024, la part de ceux qui jugent urgent de l’accélérer a reculé de 18 points en Chine, de 5 points aux États-Unis et de 4 points en Europe. Elle reste stable au Japon.
Le coût de la vie est devenu la première préoccupation (53 %), devant la guerre (44 %). Les catastrophes climatiques (33 %) et la pollution (30 %) arrivent derrière.
Des clients premium qui culpabilisent
Les clients premium restent pourtant sensibles à ces enjeux. Ils sont nombreux à se dire qu’ils n’en font pas assez pour l’environnement et à culpabiliser. Ils sont 54 % à ressentir cela en …










