
Lors des Rencontres Ingrecos organisées à Paris le 17 mars 2025, Jean-Marc Giroux, Président de Cosmed, a présenté un panorama de la conjoncture du secteur cosmétique. Retour sur les grandes lignes de son intervention.
“La cosmétique va bien. C’est le premier message. Mais depuis 2024, et surtout 2025, elle a perdu en croissance. Elle est passée de 7 % à 5 %”, résume Jean-Marc Giroux en introduction. “Traditionnellement, la filière cosmétique est la dernière à entrer dans les crises et la première à en sortir.”
Ce ralentissement s’explique par plusieurs facteurs : des incertitudes politiques mondiales qui pèsent sur la confiance des ménages, un taux d’épargne élevé en anticipation de difficultés perçues et une concurrence internationale en forte accélération.
Par exemple, en Corée du Sud, le nombre de marques cosmétiques est passé de 1000 à 30000 en dix ans.
Un ralentissement relatif de la France
Huitième marché mondial en 2024 avec 16,8 milliards de dollars, la France recule à la neuvième place en 2025 avec 17 milliards, soit une progression de seulement 1,2 % (la plus faible du top 10). “Il ne faut pas faire de mauvaises interprétations. Le marché croît. Mais nous sommes le pays qui croît le moins”, nuance Jean-Marc Giroux.
À l’export en revanche, la France conserve sa position de leader mondial avec 25,4 milliards de dollars en 2024, devant les États-Unis (15 milliards) et l’Irlande (12,2 …












