
L’ère d’une croissance facile et effervescente dans la beauté semble toucher à sa fin. Après des années de hausse soutenue (+7 % par an entre 2022 et 2024), le secteur commence à ralentir. C’est ce que révèle la deuxième édition du rapport “The State of Fashion: Beauty, rédigé par BoF (Business of Fashion) et McKinsey & Company.
D’après BoF, l’industrie mondiale de la beauté, estimée à 441 milliards de dollars, devrait continuer à progresser à un rythme annuel moyen de 5 % jusqu’en 2030. Mais les leviers de cette croissance changent. “Le secteur est toujours dynamique, mais il est entré dans une nouvelle ère où il faut résoudre un véritable casse-tête pour maintenir la performance”.
Un consommateur toujours plus exigeant
Les attentes ont évolué. Les profils de consommateurs, autrefois définis par des critères démographiques, se fragmentent. “Les anciennes segmentations par âge ou genre ne suffisent plus. Il faut désormais raisonner en termes d’attitudes et de contextes locaux”, observe BoF. “L’hyper-localisation s’impose comme une priorité pour capter les nouveaux arbitrages des clients”.
L’autre transformation majeure concerne la notion de valeur. Face à l’inflation, les acheteurs scrutent davantage la performance réelle des soins. “Aujourd’hui, 83 % des consommateurs estiment que les produits capillaires sont abordables, mais ce chiffre tombe à 67 % pour les parfums”, illustre l’étude. Ainsi, les marques doivent désormais prouver que leurs tarifs sont justifiés.
Une distribution qui doit se réinventer
Les points de vente physiques conservent leur rôle clé dans la découverte produit, mais les marketplaces gagnent du terrain, grâce …












