
Lors de la 5e édition du Congrès Lipids & Cosmetics, qui s’est tenue les 28 et 29 janvier 2026, une table ronde était organisée sur le thème “Palme, que nous réserve l’avenir ?” Hervé Plessis, PDG de la Stéarinerie Dubois, Philippe Guariloff de Chanel, Julie Cortal, de Nopalm Ingredients, Antoine Piccirilli, Directeur scientifique de La Fabrique Végétale, et Marie-Odile Hecht, Dirigeante de Cosmoya, ont dressé les pistes de réponses à cette question.
Avant d’aborder les problématiques du sujet, Hervé Plessis a rappelé quelques faits sur la filière palme et la place qu’y tient le secteur cosmétique.
La production
“L’huile de palme est une huile exotique” , a-t-il commencé.
Le palmier à huile est cultivé sur une bande de terre très réduite, située entre le Tropique du Cancer et l’Équateur, et, pour des raisons historiques, 85 % de la production d’huile provient de deux pays : l’Indonésie et la Malaisie. Au global, 24 millions d’hectares sont plantés et ce sont 90 millions de tonnes d’huile qui sont produites chaque année, dont 40 % par cinq millions de petits planteurs, dans des exploitations familiales.
C’est la première huile produite au monde, qui représente 39 % de la production totale d’huiles, tout en n’utilisant que 7 % de la surface consacrée à la culture des oléagineux. En comparaison, le soja, avec ses 27 % de la production totale d’huile, mobilise 61 % de ces surfaces.
Cela s’explique par son exceptionnel rendement de 3,5 tonnes d’huile par hectare, pour 0,42 pour le soja, 0,76 pour le colza ou 0,70 pour le tournesol.
Son autre caractéristique unique est sa composition, puisqu’elle est particulièrement …








