
Lors du Beauty Business organisé par le CEW France, le 13 mars 2026 aux Salons Hoche à Paris, Claire Marty, vice-présidente Beauty chez NielsenIQ, a dressé un état des lieux du marché mondial de la beauté et identifié plusieurs leviers de croissance pour les marques à l’horizon 2026. Malgré un contexte économique contraint, le secteur continue de démontrer une forte résilience.
La conjoncture financière reste marquée par une forte prudence des ménages. Selon l’experte, seuls 17 % des consommateurs déclarent pouvoir dépenser librement, tandis que les ventes de produits de grande consommation ont reculé de 0,2 % en volume en 2025.
Au-delà des contraintes budgétaires, les inquiétudes géopolitiques et politiques pèsent également sur le moral des consommateurs. Cette situation se traduit par des comportements d’achat contrastés : certains envisagent de réduire leurs dépenses beauté, tandis qu’un autre segment prévoit au contraire de les augmenter.
Cette polarisation reflète un arbitrage croissant entre produits premium et solutions plus accessibles, une dynamique qui devrait structurer le marché en 2026.
Dans le même temps, plusieurs évolutions sociétales influencent la consommation. NielsenIQ observe notamment que 21 % des membres de la génération Z se disent moins intéressés par certaines étapes traditionnelles de la vie, comme l’achat immobilier ou la création d’une famille. Parallèlement, 40 % des consommateurs déclarent passer davantage de temps à domicile. “Dans ce contexte, les produits de beauté continuent d’incarner des achats plaisir relativement accessibles”, commente Claire Marty.
Une croissance mondiale toujours solide
Malgré ces tensions, le secteur cosmétique conserve une dynamique positive. “À l’échelle mondiale, le marché affiche …












