
Selon le rapport Beyond Natural de Revuze, réalisé avec le CEW USA, l’industrie cosmétique entre dans une nouvelle phase. Après une décennie dominée par les allégations “clean” et “free-from”, les attentes des consommateurs évoluent vers des critères de performance, de preuve scientifique et de personnalisation.
Le rapport parle d’un point de bascule. Le naturel ne suffit plus comme argument principal. Les consommateurs s’intéressent moins à ce qu’un produit ne contient pas et davantage à ce qu’il apporte concrètement.
Du “free-from” à l’efficacité
En 2024, seuls 2 % des nouveaux produits beauté lancés dans le monde étaient entièrement naturels.
Le rapport évoque une transition vers un modèle de “Clean 2.0” : des produits perçus comme sûrs, mais fondés sur des actifs performants et des bénéfices concrets.
La montée de la biotechnologie
Autre tendance structurante : le recours croissant à la biotechnologie pour produire des ingrédients semblables à ceux qui sont naturels. Ces actifs sont fabriqués en laboratoire via fermentation ou ingénierie biologique.
Revuze souligne les limites environnementales du sourcing végétal traditionnel : instabilité des récoltes, pression sur les ressources, empreinte carbone élevée. Les ingrédients issus des biotechnologies sont présentés comme plus stables, plus traçables et plus durables.
Le retour de l’expertise scientifique
Le rapport souligne également une évolution des figures d’influence. Les profils des influenceurs reculent au profit d’experts : dermatologues, chimistes, esthéticiennes.
Les consommateurs cherchent des informations précises : concentrations d’actifs, mécanismes d’action, résultats de tests cliniques.
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