
Aux côtés des réseaux sociaux, les moteurs d’IA sont devenus des sources majeures d’information et de décision pour les consommateurs. Un changement de paradigme qui oblige les marques à repenser leurs mécanismes de visibilité, de réputation et de prescription. Pour approfondir la question, CosmeticOBS s’est entretenu avec Anne-Cécile Guillemot, Co-fondatrice de Dynvibe, acteur pionnier de la Social Intelligence en France.
CosmeticOBS : Les moteurs d’IA sont devenus des prescripteurs. Concrètement, qu’est-ce que cela change pour une marque cosmétique qui, jusqu’ici, misait tout sur son référencement sur Internet ?
Anne-Cécile Guillemot : Il faut remettre les choses en perspective. À l’arrivée d’Internet, ce qui faisait choisir une marque, c’était sa capacité à être connue et référencée : campagnes de notoriété, sites de marques très riches en contenus, SEO (Search Engine Optimization, l’optimisation du référencement sur les moteurs de recherche, ndlr). Vers 2016-2017, les marques ont désinvesti leurs sites au profit des campagnes digitales et des stratégies d’influence. Les influenceurs sont devenus les prescripteurs de la beauté. Et depuis trois ou quatre ans, l’IA est en train de tout révolutionner.
Il ne faut pas se dire que c’est un mouvement qui vient : il est déjà là. Un Français sur trois utilise déjà l’IA dans son parcours d’achat. 61 % l’utilisent pour découvrir des produits ou des services. Et 42 % disent que l’IA est un gage de confiance dans leur décision d’achat.
Ce comportement n’est pas nouveau en soi : depuis le début d’Internet, les consommateurs se renseignent avant d’acheter. Ce qui est nouveau, c’est le canal. On peut demander …












