
Depuis sa publication, la Directive (UE) 2024/3019 relative au traitement des eaux résiduaires urbaines ne cesse de faire l’objet des critiques de l’industrie cosmétique. La dernière en date est basée sur une étude d’estimation des coûts de la mise en place de traitements quaternaires en France.
La nouvelle Directive sur le traitement des eaux résiduaires urbaines prévoit la mise en place d’un système de Responsabilité Élargie du Producteur (REP) aboutissant à que d’ici 2027, les fabricants de produits pharmaceutiques et de cosmétiques soient tenus de payer pour la mise en place, l’exploitation et la surveillance des systèmes de traitement des eaux usées quaternaires dans tous les États membres.
Les industriels de la cosmétique et du médicament contestent non seulement la base scientifique qui a conduit la Commission européenne à imputer à ces deux seuls secteurs la quasi-totalité des émissions de micropolluants, mais également les montants des investissements à financer, largement sous-évalués.
C’est pourquoi quatre fédérations françaises se sont réunies pour étudier l’impact de cette REP sur leurs filières. Il s’agit de la FEBEA (Fédération française de l’industrie cosmétique), de GEMME (Association des médicaments génériques), du LEEM (Organisation professionnelle des entreprises du médicament opérant en France) et de NèreS (Association représentant les laboratoires pharmaceutiques qui produisent et commercialisent des produits de santé et de prévention de premier recours disponibles en pharmacie sans ordonnance).
L’Objectif était de réaliser une première estimation des coûts de mise en place et de fonctionnement de traitements quaternaires tel que prévus …












