
À la lumière de nouvelles données publiées par la Commission européenne à la suite d’une demande d’accès à l’information, Cosmetics Europe réaffirme que la Directive (UE) 2024/3019 surestime d’au moins 15 fois la contribution des cosmétiques à la charge toxique des eaux urbaines résiduaires. Et plaide pour un système de responsabilité élargie des producteurs (REP) basé sur les substances et indépendant du secteur.
La refonte de la Directive relative au traitement des eaux résiduaires urbaines, qui est entrée en vigueur le 1er janvier 2025, a pour but de lutter contre la pollution de l’eau et à garantir une eau plus propre aux citoyens européens. Les nouvelles règles adoptées introduisent un système de REP pour seulement deux secteurs, les produits pharmaceutiques et les cosmétiques, qui sont appelés à contribuer financièrement à hauteur d’au moins 80 % des coûts de la mise à niveau des installations de traitement des eaux usées jusqu’au stade du traitement quaternaire.
Dans un communiqué publié le 21 mai 2025, Cosmetics Europe souligne que le système tel qu’il est défini aujourd’hui ne laisse aucune marge de manœuvre pour corriger la contribution des cosmétiques car le système de REP actuel n’est pas basé sur les substances mais sur les secteurs en n’en identifiant que deux.
“Notre industrie soutient pleinement l’objectif général de la Directive et le principe de REP proposé. Nous voulons payer notre part. Nous ne pouvons cependant pas accepter une erreur de calcul aussi flagrante de notre contribution à la charge toxique”, a déclaré John Chave, Directeur général de Cosmetics Europe. “La documentation qui nous a été fournie …












