
À l’occasion d’une conférence de presse organisée le 25 septembre 2025, Cosmébio, Bureau Veritas, Cosmécert et Ecocert ont uni leurs voix pour alerter sur les dérives du greenwashing et rappeler la nécessité d’un cadre clair et exigeant pour les produits de beauté. Dans ce contexte, le référentiel COSMOS évolue afin de rendre le calcul du pourcentage d’ingrédients biologiques “plus transparent et plus représentatif de la réalité des formules”, une évolution qui vise à mieux valoriser les produits véritablement engagés et à faciliter la comparaison entre références certifiées.
Longtemps perçu comme un simple problème marketing, le greenwashing devient, selon les acteurs historiques de la cosmétique bio, une menace pour la santé publique et l’environnement.
“Le greenwashing n’est pas qu’une tromperie commerciale : c’est aussi un danger sanitaire”, avertit Nicolas Bertrand, Délégué Général de Cosmébio.
L’évolution de COSMOS
Le référentiel COSMOS encadre aujourd’hui plus de 34 000 produits finis et 24 000 ingrédients.
Fondé par des associations et organismes indépendants, il repose sur des audits réguliers, une liste noire stricte (excluant parabènes, PFAS, silicones, microplastiques, OGM, etc.) et une traçabilité complète, de la plante au produit fini.
Sa nouvelle version, COSMOS V4.2, introduit une évolution de la méthode de calcul du pourcentage d’ingrédients biologiques. Désormais, l’eau et les minéraux (non certifiables par nature) sont exclus du calcul.
Et l’opération n’est pas anodine : ainsi, une crème contenant 60 % d’eau et 5 % de minéraux passera, à formule identique, à un affichage de de 20 % à 57 % d’ingrédients bio selon la nouvelle méthode.
“Cette approche rend le pourcentage de bio plus représentatif de la composition réelle des formules, facilite la comparaison entre produits et valorise les marques les plus engagées. La certification n’est …












