
Suite à l’alerte concernant la sécurité de l’acide glyoxylique lancée par l’Anses française, la Commission européenne vient d’ouvrir une consultation des parties prenantes. L’objectif est de réunir suffisamment d’informations avant de saisir le CSSC.
La première alerte sur l’acide glyoxylique a été lancée en mars 2024 par une équipe de chercheurs français, relayés par l’Académie de Médecine.
L’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) s’est saisie du dossier en juin 2024, et a confirmé, en janvier 2025, que l’acide glyoxylique, utilisé dans les produits de lissage pour cheveux, peut provoquer des insuffisances rénales aiguës.
L’Agence recommandait alors de réaliser une évaluation des risques dans le cadre du Règlement Cosmétiques européen pour statuer sur une restriction voire une interdiction de cette substance.
L’appel à données
Appel entendu par la Commission européenne, qui vient de lancer, le 9 avril 2025, un appel à données ouvert à toutes les parties prenantes intéressées : instituts de recherches et académiques, autorités des pays de l’Union européenne, fabricants de produits cosmétiques, producteurs et fournisseurs de matières premières, associations de consommateurs…
L’objectif est de recueillir des informations scientifiques complètes afin d’évaluer la sécurité de l’acide glyoxylique dans les produits de lissage capillaire. L’Anses s’est inquiétée de la toxicité rénale potentielle de l’utilisation de produits de lissage capillaire à haute température contenant de l’acide glyoxylique et de l’exposition potentiellement dangereuse …












