
La K-Beauty s’impose comme un modèle d’innovation et d’efficacité dans le monde. Selon les cabinets de prospectives Mintel et Black Swan, une nouvelle phase s’ouvre : celle d’une K-Beauty 3.0 plus inclusive.
Selon Mintel, l’influence coréenne s’est déployée en trois vagues successives.
Entre 2011 et 2015, la période “Novelty & Play” a introduit à l’Ouest les masques en tissu, les BB crèmes ou encore les ingrédients surprenants comme la mucine d’escargot.
De 2016 à 2022, l’ère “Ritual & Wellness” a repositionné le soin coréen comme un véritable style de vie, avec la démocratisation des routines longues et du layering.
Aujourd’hui, l’industrie entre dans l’ère 3.0, “définie par les outils skin-tech, les diagnostics dopés à l’IA, les formulations centrées sur le microbiome et les attentes d’une base de consommateurs plus diversifiée”, souligne Andrew McDougall, Director Beauty & Personal Care chez Mintel.
La K-Beauty reste fondée sur une conviction : le maquillage sublime, mais ne masque pas. L’objectif est la santé cutanée sur le long terme, avec prévention, protection et renforcement de la barrière.
À l’inverse, “le soin occidental reste plus réactif, focalisé sur la correction rapide et des résultats immédiats”, observe Mintel.
L’enjeu de l’inclusivité
Alors que le gwang (éclat lumineux et peau hydratée) s’est imposé comme la signature K-Beauty, son appropriation se traduit différemment à l’Ouest. Si le terme reste peu utilisé, les notions de “glass skin” ou de …












