
Olivier Parent fait de la prospective depuis 20 ans. Il revient sur sa vision du métier et sur les tendances qui traversent la filière de la cosmétique et la société plus généralement.
CosmeticOBS : Comment définissez-vous la prospective ?
Olivier Parent : La prospective, ce n’est pas jouer à madame Irma. Ça, c’est être futuriste ou futurologue. Ce n’est pas à nous, depuis le présent, de vouloir imposer une volonté à une construction à venir. La construction de l’avenir est de l’ordre de l’indéterminé. Tout l’intérêt de la prospective, c’est d’identifier ce qu’on appelle les signaux faibles, les tendances qui annoncent ce qui va advenir, et voir comment y adapter nos organisations.
La prospective est ancrée dans le réel. On ne sort jamais un lapin blanc de son chapeau de magicien. Tout ce sur quoi ontravaille existe, est en train d’être développé ou existera sous peu. On a toutes les briques, elles sont là, à différents états de maturation. C’est avec elles que se construit le futur.
CosmeticOBS : Quelles grandes tendances voyez-vous pour la beauté ?
Olivier Parent : Le milieu de la cosmétique n’est pas un milieu à part. Il est à l’image de la société humaine. Et nous sommes dans une société qui, qu’on le veuille ou non, a été, est et sera de plus en plus consumériste. On a beau être dans un contexte social …












